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 Signalement de violence étatique

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Nombre de messages : 78
Date d'inscription : 24/11/2007

MessageSujet: Signalement de violence étatique   Mar 12 Mai - 4:08

à Monsieur Daniel Delaveau
Maire de Rennes
11 mai 2009
Objet :Signalement de violence étatique
Regret de non assistance municipale à personne mise en danger par la brute étatique
Proposition de création d’un service public municipal de prévention des violences policières

Monsieur le Maire,

Dans la nuit du 9 au 10 mai après un match de foot-ball opposant deux équipes bretonnes, les CRS ont été amenées à intervenir Place des Lices. Mon fils Léo Dazin, étudiant majeur résidant au 8 rue Barthou à Rennes, se trouvait sur les marches de cette place, accompagnés de quelques amis un peu éloignés de lui au moment des faits, te pas plus agressifs ou dangereux que lui-même. De plus, il était non armé, non agressif, et ne participait pas du tout aux exactions dont on rapporte qu’elles avaient lieu non loin de là, justifiant probablement la présence de forces répressives.

Six brutes habillées en CRS et dotées de leurs équipement répressif (et non pas dans le cas décrit dissuasif ou préventif) ont couru vers lui, et l’une d’elle a crié à l’intention de mon fils, avec ce respect qu’on connaît à cette " racaille ": " dégage ", ce qui rappelle un célèbre " casse toi connard " prononcé par le chef du parti légaziste et karcheriseur de la racaille d’en face.

Mon fils n’a eu que le temps de répondre " pourquoi ? ", avant que l’un de ces imbéciles brutaux payés pour se défouler par l’état l’asperge de liquide corrosif et qu’un autre abruti à la cervelle dans les bottillons lui assène des coups de matraque dans les jambes, comme maquignons font avec les bêtes à abattre.

Il n’a pas " dégagé ", puisqu’il a perdu conscience, et aurait tout aussi bien pu se fracturer le crâne sur les marches de pierre de cette fort jolie place en fête. En le tutoyant avec grossièreté, les salauds en équipement républicain ont donc demandé à un jeune citoyen n’ayant rien à se reprocher de " dégager ", avant de la gazer et de le clouer eux-mêmes sur place. Ce paradoxe en dit long sur le niveau mental et moral de ces énergumènes couverts par un ministère. Il a repris conscience plus tard, soutenu par ses amis, ne sachant exactement où il était, se souvenant qu’il a cru mourir asphyxié, et souffrant terriblement des blessures infligées par la " république ". On se serait cru dans un tribunal, section chambre familiale, quand il faut faire dégager un père pour normaliser les suites de fête familiale.

C’est presque par hasard que j’ai appris ce drame : j’ai en effet rendu ce jour visite à mon fils, et ai constaté outre quelques ecchymoses au mollet droit (par coups de matraque porté par un Connard Redoutablement Secoué), une brûlure chimique du premier ou second degré de l’intégralité de la joue droite, une kératite et blépharo-conjonctivite droites, le même type de lésion au niveau du pavillon auriculaire et du conduit auditif externe droit (photographies prises ce jour) .

Mon fils ne se reconnaît pas victime. Il n’entend parler à personne de son agression. Il n’a consulté aucun médecin, sauf moi, sans l’avoir demandé. C’est presque par hasard que j’ai fait mes constats et lui ai procuré quelques médicaments. Il n’ira surtout pas se plaindre auprès de quelque autorité dite républicaine : il sait dans quel monde il vit, et se vit surtout comme témoin agressé. Pourtant, les blessures infligées par les robots d’Alliot-Marie (copie du présent courrier lui est adressée) sont doublement mal venues chez cet étudiant en pleine période d’examens, qui n’a pu ouvrir les yeux pendant 72 heures, et n’a pu dormir. J’ai emporté les vêtements qu’il portait. Le simple fait de les approcher m’a fait tousser et je me suis moi-même irrité l’épiderme et les yeux en les jetant dans ma machine à laver.

Je n’ai pas la philosophie apparemment fataliste de mon fils, lui qui n’a vécu que dans une société désocialisée, hyper judiciaire et hyper policière. Je réagis en tant que médecin social, ayant cru en des valeurs collectives et individuelles plus humaines, m’étant battu pour elle et continuant par routine à le faire. Certes, tout comme lui, je n’irai pas me plaindre dans quelque ministère. On y sait trop (Outreau) comment étouffer toutes les violences judiciaires banalisées, toutes les violences policières un peu moins sur-protégées, mais à peine.

C’est à votre intention, Monsieur le Maire, que je viens déplorer que vous tolériez dans votre commune les exactions inciviles d’imbéciles violents, de brutes en bande organisée, et que vous ne protégiez pas vos administré(e)s contre les forfaitures barbares de ces mercenaires.

Notez bien que ma démarche n’est nullement politicienne, et que je ne ruse pas en préméditant qu’il serait astucieux et politiquement correct d’écrire, comme il l’est fait à des milliers d’exemplaires journaliers, à un maire ayant une étiquette politicienne particulière, au sujet de saletés commises sous l’autorité (dont on ne sait plus si elle est responsable de ses effets pervers ou irresponsable de son besoin de pouvoir) d’une ministre dotée d’une autre étiquette.

Car les partis politiques antérieurs, comme le vôtre où celui de l’actuelle ministre de l’intérieur, et comme tous les autres, dans l’éventail des deux extrêmes, ont globalement échoué, aux plans civilisé, écologique et économique, faisant globalement mine de s’opposer pour mieux cacher leur défaite commune, et duper la masse pour perdurer en tant que caste.

J’écris à un maire, parce que je crois, l’ayant personnellement constaté, que cette fonction d’élu reste assez souvent la moins corrompue de toutes.

Je vous conseille, en tant que médecin social, de mettre en place une équipe municipale dissuasive chargée de contrôler, et quant à elle sans violences inutiles, les barbaries pseudo républicaines commises par des salauds qui se défoulent lâchement sur des gens ne faisant peser aucun risque contre leurs semblables, risquant de les tuer, les mutiler, les blesser. Je ne sais si ce " deux à un " au jeu de balle s’adresse également aux violences policières contre les violences populaires, mais je sais que toutes ces violences se ressemblent et sont également intolérables.

Et je conseille à Madame Alliot Marie, mise en copie, ainsi que la presse (ce qui devrait être considéré dans une vraie République comme une diffamation caractérisée) de s’indigner de mes propos. Je lui en servirai d’autres, à elle et à sa copine Dati, représentantes de la dérive judiciaro-policière de notre pays ajuste, illégal et inégal, en plat de Résistance. Elles se recommandent, tout comme leur chef, du gaullisme…Le pauvre homme se retournerait dans sa tombe s’il venait à savoir ce qu’est devenu son pauvre petit populisme, avec des gens comme elles ou leur chef d’état légaziste.

Dans un pays où l’éthique n’est plus qu’une éthiquette, je ne compte par ailleurs absolument pas sur votre parti, naïvement vécu comme alternatif, mais espère encore qu’en tant que premier magistrat de Rennes, vous rechercherez les petits cons qui ont agressé lâchement un citoyen de votre commune, non seulement comme n’importe quel brûleur de poubelles ou de voitures, mais comme n’importe quel tueur potentiel.

Vous remerciant pour votre attention, je vous prie d’ agréer, Monsieur le Maire, mes salutations civilisées.

Pascal Dazin.
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MessageSujet: Violence de la société   Mer 27 Mai - 4:26

Comment faire pour que l'institution soit non un lieu d'imposition de la loi par la force et la violence, mais un lieu d'émergence éducative et d'élaboration de loi pour tous ?


Socrate

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