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 La réelle fonction du père - Par Yvon Dallaire, psychologue

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Date d'inscription : 24/11/2007

MessageSujet: La réelle fonction du père - Par Yvon Dallaire, psychologue   Mer 6 Aoû - 15:42

(Résumé tiré de Homme et fier de l’être
publié aux Éditions Option Santé (Québec, Canada) en 2001)


(Note historique : La première fête des pères fut célébrée à Spokane (État de Washington) le 19 juin 1910. C'est Sonora Smart Dodd, élevée ainsi que ses cinq frères et soeurs par son père Henry Jackson Smart suite à la mort de leur mère, qui en eut l'idée. L'idée d'une fête nationale et annuelle des pères fit son chemin, mais ce n'est qu'en 1966 qu'elle devint officielle aux États-Unis. La France la célèbre depuis 1968. J'ignore en quelle année eut lieue la première fête des pères au Québec, en Belgique et en Suisse. Quelqu'un(e) le sait ? Pour la majorité des pays, elle se tient le 3e dimanche de juin, mais le 19 mars, fête de St-Joseph, en Italie, en Espagne et au Portugal. Au Luxembourg, elle a lieu le 3 octobre. La première fête des mères remonte à la Grèce antique. La France a inauguré le premier dimanche de mars une fête des grands-mères depuis 1987.)

Dans un contexte social où de plus en plus de pères veulent s’impliquer dans l’éducation de leurs enfants, il serait peut-être bon de se poser la question : « En quoi consiste réellement la fonction paternelle ? » En quoi sa fonction est-elle complémentaire, et non similaire, à la fonction maternelle ? Quelle est la mission réelle du père ? Voici quelques éléments de réflexion que j’ai glanés au cours de mes lectures et de ma vie de père et qui m’ont servi à écrire le chapitre « Un père, pour quoi faire ? »

Il existe une différence fondamentale entre rôle sexuel et fonction sexuelle. En résumé, le rôle désigne des comportements, des actes ou des attitudes conscientes, volontaires, concrètes, interchangeables et relatifs comme les tâches ménagères ou de pourvoyeurs. Ces rôles évoluent au gré du temps et des modes et peuvent être indifféremment remplis par la mère ou le père (identité de genre). La fonction est à l’inverse des rôles car celle-ci est inconsciente, psychologique (non volontaire), unique, spécifique et absolue (identité sexuée). Aucune mère, malgré sa bonne volonté, ne peut remplir la fonction paternelle ; elle ne peut remplir que « sa » fonction maternelle. Et vice versa !

La fonction maternelle est d’abord une fonction de matrice, de source nourricière, d’enveloppe, de réceptacle de vie, de rétention. La bonne mère représente l’abri, la sécurité, la protection, la chaleur, l’affection, la fusion, la compréhension… La mère représente l’amour. La fonction du père en est une de séparation, d’expulsion du sein maternel, de distinction, de différenciation. Le bon père doit éduquer ses enfants dans le sens étymologique du mot « educare » : faire sortir, tirer dehors, conduire au-dehors avec soin, montrer le chemin.

La fonction du père est de séparer l’enfant de la mère. Il doit s’interposer entre la mère et l’enfant pour permettre à l’enfant de développer son identité en dehors de la symbiose maternelle et rappeler à la mère qu’elle est aussi une femme, une amante, un être de plaisir, non seulement un être de devoir généreux. Si la mère représente l’amour fusionnel, le père représente les limites, les frontières, la séparation psychologique.

L’enfant a besoin de sentir toute l’attention de la mère pour découvrir sa puissance. Mais il a aussi besoin des interdits de son père pour connaître ses limites et apprendre à faire attention aux autres. L’enfant apprend, par sa mère, qu’il est au centre de l’univers, de son univers ; il doit apprendre, par son père, qu’il existe d’autres univers avec lesquels il devra collaborer pour survivre et s’épanouir. L’enfant doit apprendre à se situer à mi-chemin entre l’attitude du chat et du chien. Le chat se croit le maître en voyant tout ce que son « esclave » fait pour lui, alors que le chien perçoit son propriétaire comme son maître parce qu’il est capable de tout faire pour lui.

D’après les psychologues, la fonction paternelle se manifeste dans cinq secteurs précis :

1. La protection. Auparavant, grâce à sa force physique, cette protection était surtout limitée aux dangers physiques extérieurs : l’homme des cavernes devait protéger les siens de prédateurs de toutes sortes. L’homme du XXIe siècle sera de plus en plus appelé à assurer, en plus, une sécurité émotive non seulement pour ses enfants, mais aussi pour sa femme (c’est d’ailleurs là l’une des principales demandes de la femme moderne). Sa femme et ses enfants veulent pouvoir compter sur lui. Pour ce faire, il doit évidemment être présent, physiquement et psychologiquement, et être valorisé dans cette fonction.

2. L’éducation. Le père doit faciliter à ses enfants l’apprentissage du contrôle de soi ; il doit leur apprendre à renoncer à la satisfaction immédiate de ses besoins et désirs ; il doit leur apprendre la patience. Il doit surtout les aider à canaliser leur agressivité vers une expression positive et constructive de celle-ci. Il est évident que, ce faisant, il apprend lui aussi à mieux gérer ses propres besoins et sa propre agressivité. Mais n’est-ce pas en enseignant qu’on apprend à enseigner ?

3. L’initiation. Le père a aussi comme fonction d’humaniser l’enfant à la frustration et au manque afin de pouvoir l’intégrer dans le monde adulte et le monde social, comme cela se fait dans les rituels initiatiques des tribus dites « primitives ». Le père initie l’enfant aux règles de la société, sinon aucune vie sociale n’est possible. La démission du père à ce niveau, ou son exclusion, est probablement en grande partie responsable de l’augmentation croissante de la délinquance juvénile. Les enfants deviennent délinquants parce qu’ils continuent de croire que tout leur est dû et que les autres sont à leur service (comme l’était maman).

4. La séparation. La femme moderne demande à l’homme de l’accompagner dans toutes les étapes de la grossesse, de l’accouchement et des soins de l’enfant et je crois que cet accompagnement constitue une excellente façon de développer le sens de la paternité. Mais, j’insiste pour réaffirmer que la fonction du père est de séparer l’enfant de la mère et la mère de l’enfant et non pas de former une « sainte trinité » où chacun perd son identité. Ainsi, le père permet la survie et l’épanouissement de l’enfant ; ainsi, l’homme permet la survie et l’épanouissement de la femme qui existe dans la mère.

5. La filiation. Peu importe le nom de famille donné à l’enfant, celui-ci a besoin de savoir qu’il a un père et qui est ce père. Il a aussi besoin de savoir qu’il s’inscrit dans une lignée qui possède une histoire. Il a besoin de se sentir relié à l’humanité, qu’il fait partie de la grande famille humaine. Traditionnellement, la filiation était patrilinéaire ; elle assurait au père qu’il avait un fils ou une fille et elle assurait à l’enfant, fille ou fils, qu’il avait bien un père, ce père.

La maternité ne fait pas de doute : la mère sait que c’est « son » enfant parce qu’elle l’a porté. La paternité, elle, doit parfois être prouvée et c’est la raison principale pour laquelle, ne l’oublions pas, la filiation patrilinéaire et la monogamie se sont développées. L’homme peut ainsi être assuré qu’il est vraiment le père de ses enfants et qu’il peut consacrer ses ressources, sa force de travail et son affection à leur survie et leur développement. C’est une attitude extrêmement paranoïde de croire que les hommes ont inventé ces institutions pour asservir les femmes. Ils l’ont fait pour protéger leurs droits, leur paternité, ce qui m’apparaît un mobile tout à fait légitime. Sinon, l’homme serait encore plus esclave de la femme en ce sens que sa fonction serait réduite à son rôle de pourvoyeur : améliorer les conditions de vie de n’importe quel enfant et il devrait probablement prendre en charge de nombreux enfants qui ne sont pas les siens. D’ailleurs, diverses études rapportent qu’actuellement de 2 à 8 % des enfants sont élevés par un père qui n’est pas le leur et ce, à l’insu du père.

Déjà, en juillet 1966, Margaret Mead proposait dans un article de Redbook le mariage en deux étapes. La première consistait en un lien légal sans véritable engagement et sans conséquences advenant un divorce : le mariage individuel ou amoureux. La deuxième étape légalisait la relation à long terme avec des garanties concernant les enfants en cas de divorce : le mariage parental. Ce mariage unirait les co-parents à vie. La première étape a donné naissance au foisonnement des unions libres des années 70 et 80. Mais la deuxième étape n’a jamais pris forme. Les enfants n’ont aucune garantie que leurs droits seront respectés dans le cas de divorce. Les mariages basés sur le sentimentalisme, le non-engagement et l’absence de sens pratique responsable deviennent évidemment explosifs et traumatisants pour toutes les parties en cause au moment du divorce, et les enfants sont souvent l’enjeu des disputes entre ex-amants.

Les alternatives du père
Devant la situation actuelle, l’homme devenu père se trouve face à une alternative que l’on peut présenter de différentes façons :

1. Il délègue toutes ses responsabilités à la mère et lui laisse tout le pouvoir ou bien il s’approprie la partie du pouvoir qui lui revient et fait partie intégrante du triangle familial.

2. Il reste le pourvoyeur de nourriture qu’il a été depuis le début de l’humanité ou bien il s’implique en plus au plan relationnel et émotif pour éviter d’être le père manquant à l’origine des enfants manqués (Guy Corneau) parce qu’ils ont eu trop de mère et pas assez de père.

3. Il démissionne et ne sert que d’épouvantail au service de la mère (bonhomme 7 heures ou père fouettard) ou bien il se tient debout et se « bat » pour remplir sa fonction de père.

Comme l’a si bien fait ressortir le sociologue québécois Germain Dulac (La configuration du champ de la paternité : politiques, acteurs et enjeux, in Lien social et politique, no 37, printemps-été 1997), les études faites sur la paternité l’ont été autour des quatre paradigmes négatifs suivants : la passivité, l’absence, la violence et l’abus.

On s’est plutôt penché sur les conséquences de l’absence ou de la passivité du père et sur les effets négatifs des abus de pouvoir paternels plutôt que de chercher à étudier la paternité pour elle-même, ses caractéristiques intrinsèques, ses apports à l’éducation et l’évolution des enfants ou les façons de mieux l’exercer.

Il serait temps que le discours des pères – et partant celui des hommes – soit enfin entendu pour ce qu’il est : une réelle volonté de participer à l’éducation des enfants et à l’évolution de l’humanité.


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Yvon Dallaire, M. Ps.
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La vie des pères
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Prune



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MessageSujet: Depuis la loi de 2002, les droits des enfants ont régressé ?   Mer 6 Aoû - 16:58

Un site qui a le mérite d'être clair et courageux
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Lagaullerie



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MessageSujet: Enfant, mère, père, ou triangle humain ?   Mer 6 Aoû - 22:54

Et si nous faisions, du point de vue de l'enfant, abstraction de ces notions de mère et père, pour ne retenir qu'une vision humaine de l'existence de l'enfant et de la fonction parentale conjointe ?

Peut-on accepter l'idée que l'enfant est un être humain à part entière lorsqu'il passe du milieu liquide au milieu aérien ?

Quelle différence(s) l'enfant perçoit-il à sa naissance entre le père et la mère, a priori et à l'exception du sein nourricier, sachant le volume de son espace d'investigations ? L'odeur de la peau de la mère ou du père est-elle celle présente dans le ventre de la mère ? Que dire des enfants nourris uniquement au biberon ?

Albert Einstein écrivait dans : Comment je vois le monde: " Le culte de la personnalité reste à mes yeux toujours injustifié. " Alors, quel est la justification de la personnalité d'une mère distinguée de celle d'un père, en soumission aux prérogatives de la perception d'un enfant qui vient de naître ?

Est-il possible de transcender tout ce qui nous forme et nous déforme pour comprendre cette entité parentale ? Christian Boiron écrivait : " On ne conserve pas des valeurs. On les transcende sans cesse. Sinon, elles meurent d'elles-mêmes. " Serions nous dans l'erreur continue d'une mère distinguée d'un père, comme si nous voulions distinguer (par une analogie tirée de l'astrophysique) déjà deux astres dans l'état originel du big bang ?

Que dire sur la synergie parentale en observant seulement les antagonismes entre la mère et le père sans en retenir les points communs. C'est à dire, tous les rôles parentaux susceptibles d'interchangeabilité, à tout moment de l'existence.

" Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont les fils et les filles de l'appel de la vie à elle-même. "

Khalil Gibran, extrait de : Le prophète.
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Lagaullerie



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MessageSujet: Au sujet du site Web Exactions ...   Mer 6 Aoû - 23:02

Prune a écrit:
Un site qui a le mérite d'être clair et courageux

Faut-il s'intéresser davantage au jugement qu'à ce qui le forme ?

Le meilleur jugement serait-il émis par un humain disposant d'une conscience isotropique et d'une âme universellle ?

Faut-il revoir nos conventions avec le changement de nos mentalités ?

Fraternellement.
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Lagaullerie



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MessageSujet: La fonction parentale universelle   Jeu 7 Aoû - 23:25

Dans l'instant où nous cesserons de projeter sur la mère et le père un manichéisme comportemental et convenant, nous pourrons, peut-être, découvrir et admettre la réalité objective de la fonction parentale universelle.

En empruntant une démarche scientifique, je ne souhaite pas raisonner comme cela m'arrange pour démontrer la légitimité du but que je me serais fixé. Il y a tant de possibles... car le hasard appartient à l'avenir et les certitudes au passé.

Les sciences humaines sont écrites dans un contexte humain. Or, nous connaissons aujourd'hui toute la relativité des données spatiales et temporelles. Comment ma conscience pourrait alors ne pas en tenir effet pour comprendre toute la relativité de mes certitudes de mère ou de père.

Le 20 septembre 1792 il est collectivement admis que, lors de la création du divorce votée par la Législative, les garçons de moins de cinq ans et les filles sont confiés à la mère, les garçons de plus de cinq ans au père, en cas de séparation des époux par consentement mutuel.

Si j'observe un échantillon humain de mères et de pères autour de moi, je réalise très vite que les fonctions que nous leur attribuons sont entièrement liées à nos conventions collectives. Celles-ci étant formées par la complexité de nos divers modèles du moment.

Parlez-moi, par exemple, de la fonction séparatrice du père lorsqu'une mère vient prendre l'enfant que le couple parental français a fait porté par une mère porteuse anglaise...

Parlez-moi, par exemple, de la fonction protectrice de la mère qui s'aventure seule, avec son garçon âgé de dix ans, dans une randonnée en haute montagne alors qu'elle se sait sujette à des malaises (exemple tiré d'un fait divers lu ce jour dans les journaux).

La plus petite fraction d'un échantillon a statistiquement autant de chance de détenir la vérité que la plus grande fraction de ce même échantillon. Ce qui est vérifié, par exemple, pour la plus importante des religions pratiquée aujourd'hui qui n'était la vérité que de trois êtres humains, il y a vingt siècles de cela à peine.

La mère, comme le père, dispose de tant de créativité que je préfère m'abstenir de tenter de rationaliser les fonctions de chacun vis à vis de l'enfant.

Il m'est plus supportable de savoir les besoins de nos enfants, à un instant donné, que de croire à ce que je pense être en eux les besoins que je leur attribue. Ils en sont tout au plus, beaucoup moins aliénés... ne serait-ce que par mon affect (qui, nous le savons, nous a déjà très souvent trompé par le passé) auquel j'y préfère le lien d'amour intergénérationnel dans sa version la plus éclairée possible.

D'après Trinh Xuan Thuan :

" Les étoiles sont nos ancêtres ; nous sommes des poussières d'étoile : c'est une des grandes découvertes de l'astronomie contemporaine. "

Et encore,

" Science sans conscience n'est que ruine de l'âme. " François Rabelais, extrait de : Pantagruel.

Je préfère élaborer au quotidien ma perception de la parentalité (et plus largement du monde qui m'entoure) avec une intuition humaniste et scientifique plutôt qu'avec une intuition féminine ou masculine.

(...)

Quel Psychologue, Enquêteur social, Avocat, ou Avoué, souhaite... poursuivre sur ce sujet, avec le conseil de son choix... prendre la responsabilité de conclure en ma représentation obligatoire... voir signifié avant le 29 août prochain des conclusions responsives sur appel formé... sans écrire : " SOUS TOUTES RESERVES "... sauf culpabilité a priori ?

En conséquence je vous laisse juger, avec tout mon respect, de ce qui formera sur le papier, sauf meilleur accord, la meilleure "garde" de nos enfants.

Le constat de l'équilibre et du libre arbitre de nos enfants durant toute leur vie témoignera de la validité, ou non, des choix effectués en la matière.

J'espère rester en vie pour l'observer par moi-même... fonction de toute la violence gratuite et du stress que ce montage affairiste me fait subir depuis 28 mois.

Honneur à nos Magistrats.
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JAG



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MessageSujet: Conscience continue ou discontinue ?   Sam 30 Aoû - 22:52

Serge Hefez, psychiatre, écrit dans son blog, Familles, je vous haime :

"... Parmi toutes les mauvaises nouvelles de l’été, cette épidémie de pères ayant abandonné leur enfant sur un siège arrière de voiture plusieurs heures en pleine chaleur et provoqué leur mort est particulièrement tragique. A ma connaissance, jamais une mère n’a ainsi «oublié» son enfant...

Au-delà des faits, on voit se profiler la façon dont certains psys naturalisent la différence des rôles sexués parentaux : à la conscience maternelle continue s’opposerait la conscience paternelle discontinue….d’où une meilleure compétence maternelle pour s’occuper des tout-petits…
La route vers l’égalité est décidemment bien tortueuse.
... "

Source :

http://familles.blogs.liberation.fr/hefez/2008/08/au-pays-des-fem.html#comments

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MessageSujet: Le père et l'éducation   Dim 9 Nov - 21:42

2. L’éducation. Le père doit faciliter à ses enfants l’apprentissage du contrôle de soi ; il doit leur apprendre à renoncer à la satisfaction immédiate de ses besoins et désirs ; il doit leur apprendre la patience. Il doit surtout les aider à canaliser leur agressivité vers une expression positive et constructive de celle-ci. Il est évident que, ce faisant, il apprend lui aussi à mieux gérer ses propres besoins et sa propre agressivité. Mais n’est-ce pas en enseignant qu’on apprend à enseigner ?

(Rappel de la publication du résumé de Yvon Dallaire)
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JAG



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MessageSujet: Une citation...   Ven 5 Déc - 11:03

" Un père n'est pas celui qui donne la vie, ce serait trop facile, un père c'est celui qui donne l'amour. "

Denis Lord, extrait de: La violence des forts.
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Flolen



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MessageSujet: si on veut...   Sam 30 Mar - 12:03

voilà, en fait je ne suis pas d'accord avec tout le texte. je suis enfant du divorce, et en toute franchise, la place du père dites dans ce texte me fait doucement rire.
c'est juste mon exemple, mais il y a sûrement des expériences similaires à la mienne...
mon "père" ne s'est jamais occupé de moi, n'est jamais venu me chercher à l'école, quand il a voulu m'aider aux devoirs scolaires, mon niveau à chuté en 1 semaine. et j'en passe. il buvait beaucoup. chômage ou pas, il était toujours chez sa mère à vider la cave ou manger... les derniers temps c'était invivable, il avait une formation loin, ne rentrait que le vendredi... pour aller chez sa mère, et ne rentrait qu'à 22H passées (complètement saoul), il insultait et frappait ma mère... qui a décidé de partir en m'emmenant... il ne m'avait jamais fait de mal, mais c'est au moment où il a rencontré sa nouvelle copine qu'il a commencé: à m'insulter, me frapper, m'écraser comme de la m... alors l'idée que le père est là pour canaliser l'agressivité de l'enfant/ado, ça n'est pas forcément vrai. à moins que canaliser l'agressivité d'un enfant est de le frapper et de l'envoyer contre une porte puis le menacer de le tuer... et depuis longtemps, il est inexistant dans ma vie, pas par moi mais par sa décision (il s'est remarié et a une autre fille)...
je pense qu'il faut relativiser quant à la place du père... je n'ai pas de père mais un géniteur duquel je porte le nom... comme beaucoup je pense. ce qu'il serait intéressant, c'est que les psychiatres/psychologues qui étudient la place de chacun des parents, se mettent un peu dans la réalité, qu'ils prennent le temps d'écouter les jeunes.
à mon simple avis, forgé sur mon expérience, non, le père n'est pas important. on n'est pas obligatoirement malheureux quand on n'en n'a pas eu. non, un enfant ne manque pas forcément de repères quand il a eu 2 mamans ou 2 papas, ou quand il n'a eu aucun des 2...
pour certains jeunes, la séparation mère-enfant ne s'est pas faite par le père, mais une grand-mère, ou autre...
maintenant, ça n'est que mon humble avis...
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MessageSujet: Re: La réelle fonction du père - Par Yvon Dallaire, psychologue   

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La réelle fonction du père - Par Yvon Dallaire, psychologue
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