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 Violence et souffrance psychique faite aux enfants

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SOS Ed Marseille



Nombre de messages : 27
Date d'inscription : 18/12/2007

MessageSujet: Violence et souffrance psychique faite aux enfants   Lun 7 Jan - 5:26

Violence | 7 janvier 2008 | Article de Democrypte

Extraits:

Mme Versini souligne aussi l'absence de moyens en termes de soutien à la parentalité (il existe... des associations de médiation familiale)… Mme Verdini aurait pu ajouter à son constat, les carences de moyens d'une Protection Judiciaire de la Jeunesse


*Vous pouvez retrouver l'intégralité de cet article sur le site du Betapolitique

Question sur la violence (III) : Violence et souffrance psychique

"C'est une lâcheté qui finit par devenir une complicité, que celle qui consiste à excuser l'inexcusable" affirma Nicolas Sarkozy, lors de l'Université d'été des jeunes populaires (03/09/06). La droite refuse de « penser » la violence, car « comprendre » la violence, se serait l' « excuser. » Pourtant, penser la violence, est la condition sine qua non, à l'élaboration de réponses sociales efficaces. Ne pas la penser, c'est se satisfaire de l'inefficacité, c'est renoncer à réduire les violences (pour continuer à en faire ses choux gras électoraux ?). La violence est un phénomène protéiforme, aussi je tenterais, au long d'un cycle d'articles, d'interroger la violence, par des angles chaque fois différents.


Mme Dominique Versini occupe le poste de « défenseur des enfants » (fonction rattachée au premier ministre). Elle a remis à M. Sarkozy, le 20 novembre, son rapport thématique intitulé « Adolescents en souffrance, plaidoyer pour une véritable prise en charge » (1) . Ce rapport nous permet de réinterroger la question de la violence sous l'angle de la violence contre soi.

On pourrait former l'hypothèse que les violences contre autrui ne sont en fait que la part immergée d'un iceberg, l'essentiel des violences des adolescents restant « cachées », car prenant la forme de violences contre soi (tentatives de suicide, conduites à risque potentiellement létales, acte de délinquance exposant fortement à des dangers, addictions sévères, scarifications, anorexie, boulimie…).


LA SOUFFRANCE PSYCHIQUE


Il nous faut, avant d'examiner le rapport de Mme Versini, lever quelques ambiguïtés.

La notion de « souffrance psychique » n'est pas une notion « clinique » et « médicale », elle ne désigne pas une « pathologie mentale » ; elle ne se confond pas non plus avec la notion de « mal-être » et de « crise » de l'adolescence.

etc..
L'intégralité de cet article sur le site du Betapolitique

La culture, lorsqu'elle se faisait porteuse d'un discours « positif » sur la « mélancolie » ou le « spleen », amortissait la violence du « verdict » de « nullité » : « sans doute suis-je un être inutile, affirmait le romantique, sans doute me regardez-vous comme un parasite, un être dégénéré, un être dépravé… mais en vérité, j'accède à une spiritualité qui vous est inaccessible, bourgeois imbéciles qui êtes soumis au primat de l'utilitarisme ». La culture romantique, parce qu'elle permet un retournement acceptable de la violence sur la société, accompagnait l'adolescent en difficulté. Plutôt que de retourner la violence contre lui, la culture romantique lui permettait de conserver une estime de lui-même tout en portant un constat lucide sur ces difficultés à trouver sa place. Elle favorisait des rencontres avec d'autres, qui partageaient ces difficultés et/ou qui les comprenaient. Ces rencontres permettaient l'éclosion du désir, et favorisait, jusqu'à un certain point, un apaisement.

UNE SOUFFRANCE STIGMATISÉE

Le suicide des jeunes, c'est « génétique », affirmait Sarkozy à Onfray (2) . Si le sarkozisme avait un siècle de moins, il aurait affirmé : « ces jeunes suicidants, ce sont des dégénérés. » Avec l'époque « Sarkozy », nous sombrons au « ground zero » de la culture : « soit les coups de pieds au cul sont efficaces, soit c'est qu'on y peut rien, parce que c'est génétique. »

etc..
L'intégralité de cet article sur le site du Betapolitique

Etrangement, ces jeunes vont mal pour des raisons qui expliquent… que la majeure partie de la jeunesse, en dépit de la crise sociale, va plutôt bien.

etc... Le « globalement mieux » pour la majorité des jeunes se retourne en un « spécifiquement pire » pour les jeunes qui n'ont pas les ressources personnelles pour s'inscrire dans un projet et qui manque de soutien parentaux.

Lisez l'intégralité sur le site du Betapolitique

Cet « allongement de l'adolescence » induit une cohabitation plus longue entre parents et enfants. Cela ne va pas sans heurts. Mais l'émergence du modèle de la famille « démocratique » favorise une cohabitation relativement harmonieuse : le père et la mère sont aujourd'hui égaux en droit et les enfants ont des droits reconnus ; une écoute des jeunes et une meilleure attention à leurs besoins s'en trouve favorisée. Le jeune, dans la famille « démocratique », est pris en compte, mais n'est pas un sujet de plein droit, dans la mesure où la famille maintient le clivage générationnel adulte/enfant. L'adulte conserve ses devoirs de protection du jeune, le droit de lui transmettre ses valeurs culturelles, le droit de poser des interdits « légitimes » (c'est-à-dire « je t'interdis de faire ceci parce que cela te protège, et non pour te faire sentir la puissance arbitraire mon pouvoir sur toi »), ainsi que l'obligation, avec l'aide de l'école, de transmettre au jeune les compétences nécessaires à la construction de son projet de vie… Bien des familles s'efforcent d'atteindre cet idéal, qui permet, effectivement, un meilleure épanouissement de l'adolescent que la vieille famille « patriarcale ».

Mais, cet idéal est très fragile, et il n'y a qu'un pas de la famille « démocratique » à la famille « anarchique », où l'égalité des époux se mue en droit de se dire les choses les plus humiliantes en prenant ses propres enfants à témoins. La prise en compte du jeune peut aussi se muer en tyrannie de l'enfant roi, intolérant à la frustration, qui conduit à l'abrogation du clivage générationnel jeune/adulte…

L'échec du modèle « démocratique » dans certaine famille induit des « retours » à l'absolutisme du père violent ou à l'émergence de nouvelles formes de « matriarcat » pas moins despotique. La crise de la famille est non seulement cause de souffrance pour les jeunes, mais aussi d'une crise des transmissions des valeurs et manière d'être qui permettent au jeune de se sentir capable d'aller au devant des autres, avec une confiance suffisante. Ce déficit d'assurance est aujourd'hui terriblement sanctionné, dans la mesure où la réussite professionnelle est de moins en moins fonction de la capitalisation de savoir théorique et pratique et, de plus en plus, fonction d'aptitudes à communiquer et se créer un réseau relationnel et professionnel.

SOUFFRANCE & VIOLENCE CONTRE SOI ET AUTRUI

Ce cocktail, qui mêle crise sociale (chômage des jeunes, difficulté d'accès au logement), crise de l'éducation et de la famille, donne une nouvelle dimension à cette question de la souffrance psychique des adolescents.

Selon le « rapport sur la santé des jeunes » de 2002, du psychiatre X. Pommereau (chiffre que repris par Mme Versini), 15% des jeunes présenteraient des signes de mal-être important (3) . Il y aurait chez les jeunes (15-24 ans), 40.000 tentatives de suicide par ans (en majorité par des jeune filles) ; 600 adolescents et jeunes adultes se suicideraient chaque année (621 en 2004, avec une majorité des garçons, ceux-ci utilisant des moyens plus violent lors de leur tentative de suicide). Les scarifications et autres violences cutanées (souvent des incisions superficielles aux mains et aux bras) ont aussi une nette prédominance féminine : 11,3% des filles et 6,6% des garçons y ont eu recours. Les garçons sont plus souvent dans les conduites addictives et dans les violences, qu'ils actent et subissent. Selon Marie Choquet (Inserm), 12 % des jeunes français auraient subi des brimades (« bullying »), des formes de harcèlements moraux et d'actes de violences qui ne sont pas sans incidences graves au plan psychique (statut de « bouc émissaire », de « souffre douleur », de « racketté silencieux », etc.).

Une partie des violences contre autrui sont le fait de jeunes qui sont en grande souffrance. On connaît ce genre de fait-divers : tel jeune poignarde un camarade de classe… Etonnement général : ce jeune n'était pas une « racaille », il ne troublait pas la classe…

etc...

Prétendre lutter contre les violences, c'est aussi développer des outils susceptibles d'apporter des réponses précoces à ces jeunes en souffrance.

etc..
L'intégralité de cet article sur le site du Betapolitique

Mme Verdini souligne aussi l'absence de moyens en termes de soutien à la parentalité (il existe 47 Écoles des parents et des éducateurs en France, quelques Point Ecoute Parents et associations de médiation familiale)… Mme Verdini aurait pu ajouter à son constat, les carences de moyens d'une Protection Judiciaire de la Jeunesse (que l'Etat souhaite d'ailleurs transférer prochainement aux départements). Mme Verdini évite de pointer les carences de l'Aide sociale à l'enfance. C'est sagesse de sa part, car Claire Brisset, qui l'avait précédée dans la fonction de « défenseur des enfants », s'était vue, en 2004, privée de 100.000 euros de crédit par le Sénat en raison des critiques qu'elle avait émise sur la gestion des services ASE par les départements (4) .

Par delà le constat accablant, l'intérêt du rapport Versini est de montrer que des dispositifs existent et que les professionnels sont bien loin d'ignorer quoi faire face aux difficultés de ce public.


etc..
L'intégralité de cet article sur le site du Betapolitique



Il convient aussi de multiplier les espaces d'écoute et de soutien aux parents qui s'isolent dans un sentiment de culpabilité d'avoir « échouer » à élever correctement leur enfant.

En somme, notre société sait ce qu'il faut faire. Et elle a surtout besoin :

1. de dotation en moyens à la mesure des besoins.

2. d'une mise en réseau des acteurs de la prise en charge de ces jeunes. En effet, l'écoutant de première ligne, celui qui travaille dans la proximité avec le public (l'infirmière scolaire, l'éducateur de quartier, etc.), sera enclin à écouter le jeune en difficulté, s'il a l'assurance de recevoir du soutien lorsqu'il rencontrera des situations lourdes à gérer. Inversement les équipes hospitalières, qui gèrent les situations de crises, ont besoin de relais sur la ville, capables de soutenir le jeune qu'ils ont stabilisés ; sans quoi, abandonné à lui-même, ce jeune risque de leur revenir dans un délai bref, dans un état plus grave encore.

Le plaidoyer de Mme Verdini pour une « véritable prise en charge » se heurte à l'indifférence de politiques qui font leurs choux gras de l'angoisse que génère la délinquance. Cette « guerre à la délinquance » suppose un consensus politique autour de l'idée qu'à l' « agir » des jeunes, doit répondre l' « agir » des autorités.

etc...

Ecouter la souffrance psychique, c'est aider des jeunes à passer de l'agir à la verbalisation ; seules des autorités porteuses d'un parole responsable vis-à-vis des jeunes et qui renoncent à la toute puissance de l'agir peuvent entendre ces jeunes.

(1) LE RAPPORT THÉMATIQUE "ADOLESCENTS EN SOUFFRANCE : PLAIDOYER POUR UNE VERITABLE PRISE EN CHARGE", Site du défenseur des enfants.

(2) « Il y a 1200 ou 1300jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable. » PHILOSOPHIE MAG N°8, Nicolas Sarkozy et Michel Onfray - CONFIDENCES ENTRE ENNEMIS

(3) Rapport sur la santé des jeunes, Xavier Pommereau, 2002

Question sur la violence (III) : Violence et souffrance psychique[b]

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MessageSujet: Jeunes L'avenir n'est pas radieux   Lun 7 Jan - 11:38

Vendredi 04 Janvier 2008
Enquête: Le jeune en péril
Par Matthieu VERRIER

Le Journal du dimanche
leJDD.fr

L'avenir n'est pas radieux. C'est en tous cas l'avis de ceux qui feront cet avenir: les jeunes. Une étude, publiée dans L'Express révèle que les 16-29 ans manquent de confiance en l'avenir. Cette génération, consciente des difficultés sur le marché du travail, souffre d'un manque d'autonomie et de projet commun.

Quarante ans après Mai 68, les lendemains ne font plus chanter.


Les jeunes voient l'avenir avec pessimisme.
(Reuters)

La jeunesse française va mal. L'avenir l'inquiète. Une étude de la Fondation pour l'innovation politique publiée par L'Express révèle ce malaise français. Conduite dans dix-sept pays, elle souligne un état de dépression chez des jeunes qui ne croient pas en l'avenir, ni pour eux-mêmes, ni pour la société. Un manque de confiance moins prégnant aux Etats-Unis, où le rêve américain a le mythe tenace. Le modèle français d'intégration républicaine est lui en panne, laissant les 16-29 ans dans l'incertitude.

"Les jeunes ont l'impression d'être piégés", souligne Anna Stellinger, qui a dirigé l'étude. A ce triste constat, la chercheuse avance trois grandes explications. Les 16-29 ans sont "lucides" sur le marché du travail. "C'est la première génération dont le revenu ne dépassera pas celui de leurs parents", fait valoir la chercheuse. Ainsi, seuls 27% des jeunes Français sont certains d'avoir un bon travail dans l'avenir. Ils sont 60% aux Etats-Unis et au Danemark. L'avenir ne fait pas rêver. Outre les sombres perspectives, les diplômes paraissent figer la carrière, par manque de passerelles entre les secteurs d'activité. Enfin, ces adultes en devenir pâtissent de leur dépendance financière vis-à-vis de leurs parents. Un "phénomène Tanguy" qui entrave dans la marche vers l'autonomie. Un jeune sur quatre est confiant en son avenir. Seulement 4,2% d'entre eux pensent que "l'avenir de la société est prometteur".
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